Salut les filles (et les curieux),
Aujourd’hui je vais vous raconter une histoire très personnelle, celle de ma première masturbation. Un sujet encore trop tabou, alors qu’il concerne absolument toutes les femmes.
À une époque où on parle enfin ouvertement du plaisir féminin, du clitoris et de la self-care intime, je me suis dit qu’il était temps de partager mon expérience sans filtre.
J’avais 13 ans quand l’idée a germé
Comme beaucoup d’ados, je passais pas mal de temps avec ma grande sœur et ses copines. Elles parlaient garçons, baisers, caresses… et moi j’écoutais en silence, à la fois curieuse et un peu perdue.
Je me demandais constamment : qu’est-ce qu’on ressent quand on nous touche vraiment ? Cette question me trottait dans la tête, surtout le soir.
Un jour, sous la douche, sans même y penser, j’ai commencé à me savonner plus lentement. Mes doigts glissaient sur ma peau, s’attardaient sur mes seins, tournaient autour de mes tétons. Une sensation nouvelle, douce et troublante à la fois. Si j’avais su où ma vie sexuelle allait me mener plus tard et que je finirais par coucher le premier soir…
Le déclic
Quelques jours plus tard, la curiosité a pris le dessus sur la honte. Je voulais découvrir mon corps, comprendre ce qu’il était capable de ressentir. J’ai pris ma décision : ce week-end, quand je serai seule à la maison, je vais essayer.
Le fameux jour est arrivé. Mes parents étaient sortis, ma sœur en soirée. J’avais la maison pour moi.
Le cœur battant, je me suis déshabillée, je me suis glissée sous mes draps et j’ai fermé les yeux. Je ne savais absolument pas par où commencer.
Ma première fois
J’ai pensé à Louis, ce garçon que je trouvais irrésistible au collège. J’ai imaginé que c’était sa main qui me touchait. J’ai commencé tout doucement : le cou, la poitrine, le ventre… puis je suis descendue plus bas.
Quand mes doigts ont effleuré mon clitoris, j’ai sursauté. J’ai continué, tout en douceur, en faisant de petits cercles. La chaleur est montée progressivement. Des frissons, la chair de poule, la respiration qui s’accélère… et ces petits gémissements que je n’arrivais plus à retenir.
Ce n’était pas un orgasme explosif comme dans les films. C’était maladroit, timide, mais incroyablement puissant. J’ai découvert ce jour-là une partie de moi que je ne connaissais pas.
Et après ?
Il s’est écoulé presque deux semaines avant que je recommence. La honte était encore là, mais la curiosité était plus forte. Et aujourd’hui, des années plus tard, je suis reconnaissante d’avoir osé.
Se masturber, c’est s’approprier son plaisir. C’est apprendre à se connaître avant de pouvoir guider quelqu’un d’autre. C’est un acte de self-love puissant.

Laisser un commentaire