Vous me connaissez pour mes articles plutôt crus, mes expériences libertines et ma façon très directe de parler de plaisir. Aujourd’hui, je vais aborder un sujet que je ne vis pas encore : la ménopause et son impact sur la sexualité.
Je ne suis pas concernée pour l’instant, mais j’ai beaucoup lu, discuté avec des amies qui y sont passées, et interrogé des sexologues. Je voulais vous proposer un article clair, sans tabou et sans dramatisation inutile. Parce que oui, la ménopause change des choses… mais elle ne signe pas la fin de notre vie sexuelle. Au contraire, pour beaucoup de femmes, elle peut même ouvrir une nouvelle ère de liberté et de plaisir.
Ménopause : ce qui se passe dans le corps
La ménopause est avant tout une histoire d’hormones. La production d’œstrogènes et de testostérone diminue fortement. Résultat :
- Sécheresse vaginale et amincissement des parois du vagin (atrophie vulvo-vaginale). Ce qui rend la pénétration parfois plus inconfortable, voire douloureuse au début.
- Moins de lubrification naturelle, même quand on est excitée.
- Baisse de la libido pour certaines femmes (pas pour toutes !). Le désir peut devenir plus mental et moins « automatique ».
- Sensibilité modifiée : le clitoris reste ultra-sensible, mais certaines zones internes peuvent demander plus de temps ou de stimulation.
- Changements corporels : prise de poids, modification de la silhouette, bouffées de chaleur, fatigue… qui peuvent jouer sur l’image de soi et la confiance.
Bref, le corps change. Et notre sexualité aussi.
Ce qui ne disparaît pas (et qui peut même s’améliorer)
Et là, je tiens à être très claire : la ménopause n’est pas la fin du désir ni du plaisir.
Beaucoup de femmes que j’ai interrogées m’ont dit :
- « Je me sens enfin libérée de la contraception et de la peur de tomber enceinte. »
- « J’ai appris à mieux connaître mon corps et à demander exactement ce que je veux. »
- « Le plaisir est différent, mais parfois plus profond, plus lent, plus intense. »
Le désir devient souvent plus réactif (il faut plus de préliminaires, plus de temps, plus de connexion) que spontané. Mais il est toujours là. Et pour certaines, il est même plus fort une fois que les hormones se stabilisent.
Comment continuer à prendre du plaisir pendant la ménopause
Voici les solutions concrètes qui reviennent le plus souvent :
- Lubrifiant et hydratant vaginal : ce n’est plus une option, c’est un must. Choisissez-en un à base d’eau ou de silicone selon vos préférences. Certains hydratants vaginaux s’utilisent même tous les jours.
- Stimulation clitoridienne prolongée : le clitoris reste notre meilleur ami. Vibrateurs, succion, caresses… on prend le temps.
- Communication avec le ou les partenaires : dire clairement ce qui fait du bien maintenant (et ce qui ne fait plus du bien).
- Thérapies locales (crèmes à base d’œstrogènes, laser, etc.) : très efficaces pour la sécheresse. À discuter avec un gynécologue.
- Hormonothérapie (si besoin et si elle vous convient) : elle peut améliorer à la fois le désir, la lubrification et le bien-être général.
- Jouets et exploration : beaucoup de femmes découvrent à cette période le plaisir anal, les œufs vibrants, les plugs ou simplement des séances plus lentes et sensuelles.
Et surtout : on arrête de chercher à « retrouver » le sexe d’avant. On apprend à aimer le sexe d’aujourd’hui.
Mon point de vue de libertine
Même si je n’y suis pas encore, je me prépare déjà mentalement. Je refuse l’idée que la ménopause nous rende « moins femmes » ou « moins sexuelles ». Notre sexualité évolue à chaque étape de la vie : adolescence, grossesse, post-partum, quarantaine… Pourquoi la ménopause serait-elle différente ?
Elle nous invite simplement à être encore plus à l’écoute de notre corps, plus exigeantes sur notre plaisir, et plus bienveillantes envers nous-mêmes.
Si vous êtes déjà en ménopause ou en périménopause, je serais ravie que vous me racontiez en commentaire ce qui a changé pour vous (le positif comme le difficile). Et si, comme moi, vous n’y êtes pas encore, j’espère que cet article vous aura rassurée : le plaisir ne disparaît pas, il se réinvente.

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